Et si …..

Aujourd’hui, je partage avec vous un énorme coup de coeur!

Alternatiba, mouvement citoyen pour le climat et la justice sociale né à Bayonne en 2013 a proposé à 60 intellectuels et artistes d’imaginer ce que pourrait être le monde « d’après » si l’on choisissait la voie de la métamorphose sociale et écologique.

Un recueil qui est une véritable invitation à imaginer un futur différent autour des thèmes de notre quotidien : partager les ressources, nourrir, voyager, soigner, se déplacer, habiter, abriter… 78 pages qui nous proposent  de développer des alternatives déjà présentes, à mener des actions concrètes  pour commencer à construire l’après autrement  !

Je vous invite à découvrir la page APPRENDRE proposée par Philippe Meirieu

Et si « apprendre » devenait, finalement, plus important que « savoir » ? Si l’on découvrait, enfin, que la certitude de savoir était le piège majeur de la pensée, la branche où l’on s’accroche désespérément quand on a renoncé à explorer le monde, l’ornière où l’on piétine quand on a choisi d’écraser les autres plutôt que de chercher la vérité avec eux ? » Philippe Meirieu réfléchit dans Alternatiba à ce que voudrait dire une école qui ne serait plus un supermarché du savoir. Une réflexion qui se situe dans un ouvrage collectif où 60 intellectuels dessinent un autre monde, celui « d’après » ?

Si l’on cessait de transformer nos connaissances en marchandises pour qu’elles soient payées en notes, diplômes et privilèges ? Si nous savions mutualiser les compétences que nous avons acquises au lieu de nous en revendiquer les propriétaires exclusifs ?
Alors, peut-être, Mériem et José n’iraient-ils plus à l’école comme on va faire ses courses dans un supermarché, en se demandant comment payer le moins possible pour le meilleur résultat possible : le monde ne serait plus, pour eux, un magasin offert à leurs caprices mais un univers fabuleux où partir à l’aventure du « comprendre». Et puis, sans doute,
Nolan et Zoé ne croiraient plus que les tâches scolaires ne sont que des épreuves imposées dans un parcours du combattant à l’issue incertaine : ils y verraient des occasions d’exercer leur curiosité, de chercher, d’inventer, de construire, de progresser en rectifiant leurs erreurs et de devenir toujours plus exigeants vis-à-vis d’eux-mêmes. Quant à Emma et Kévin, ils chercheraient sans cesse les occasions d’échanges et d’entraide, attentifs à faire bénéficier leurs camarades de ce qu’ils ont compris et à profiter de leurs conseils.
C’est que l’école aurait changé. On n’y organiserait plus les classes en regroupant des élèves de même âge, censés être de même niveau, et assignés à faire la même chose en même temps: on ferait de l’hétérogénéité assumée une richesse au service de la coopération. On n’attendrait plus que les enfants se mobilisent sur les savoirs, mais on susciterait leur engagement à partir de ce qu’ils sont et savent, afin
qu’ils se dépassent et, grâce à l’accompagnement rigoureux de leurs maîtres, accèdent aux savoirs les plus élaborés. On ne présenterait plus les connaissances à acquérir comme des obligations programmatiques, mais comme des réponses fabuleuses aux questions que les humains se
sont posées tout au long de leur histoire. On serait attentif au cheminement de chacune et chacun, tout en construisant, pierre par pierre, du « commun»: des projets communs, des savoirs
communs, des valeurs communes. On n’évaluerait plus les acquisitions de manière ponctuelle et « bancaire », mais en proposant à toutes et tous
de réaliser des« chefs-d’œuvre», construits au long cours, mobilisant plusieurs disciplines et présentés au groupe comme de véritables cadeaux réciproques. Bref, contre l’enkystement dans les certitudes mortifères, on ferait de l’école le lieu de la recherche et de la découverte, de l’accès de toutes et tous au plaisir d’apprendre et à la joie de comprendre.Mais, en réalité, c’est que toute l’organisation
sociale aurait été changée. On donnerait, enfin, « plus» et surtout «mieux», à ceux qui ont moins pour qu’ils puissent vivre dignement et accéder aux biens communs. Et puis, on aurait découvert que
le bonheur ne se trouve pas dans la consommation effrénée de l’épuisable, mais, tout au long de la vie,dans le partage serein de l’inépuisable : les œuvres d’art et de culture, les connaissances et les savoir faire, l’imagination et la création au service du bien-être de toutes et tous… ces biens essentiels auxquels on peut accéder sans en priver personne et que chacune et chacun peut partager à l’infini avec autrui.

Mais surtout, ne vous arrêtez pas là, prenez le temps de découvrir la totalité du recueil ici

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