Jour 24

Je partage avec vous quelques extraits d’un livre de Christiane Singer transmis par Odile Ducasse thérapeute et formatrice en soins quantiques.

Il est difficile au milieu du brouhaha de notre civilisation qui a le vide et le silence en horreur d’entendre la petite phrase qui, à elle seule, peut faire basculer une vie : << Où cours-tu ? >>
De mode en mode, de nouveauté en nouveauté, d’innovation en innovation, de catastrophe du jour en catastrophe du jour (« Rien n’est plus vieux que le journal d’hier ») – nous voilà fouettés en avant comme des cerceaux ! Slogans, rythmes, musiques de fond, logorrhée sournoise d’une radio toujours branchée, cris, appels nous incitant à courir plus vite, à laisser derrière nous les tombereaux de déchets, d’immondices que nous produisons sans répit. Sans projet de civilisation, sans vision, nous ne faisons qu’amplifier la sono et foncer. En fait, ce mode de comportement est le plus ancien dont l’homme moderne ait la ressource lorsqu’il y a danger: Fuis ! Sauve-toi ! Cours pour ta vie ! En courant, l’homme moderne tente d’esquiver la légion de fantômes à ses trousses, de succubes et de zombies qu’il s’est créés lui-même.

l y a des fuites qui sauvent la vie : devant un serpent, un tigre, un meurtrier.
Il en est qui la coûtent : la fuite devant soi-même. Et la fuite de ce siècle devant lui-même est celle de chacun de nous. 
(…)

Il existe certes une frénésie contemporaine, une agitation aiguë dont la contrepartie est l’effondrement, le collapsus, le passage redouté du désordre furieux à l’entropie.
Mais le mouvement que suspend la question : <<Où cours-tu? >> est inscrit, lui, dans une autre dynamique de vie. Il contient la formule secrète du retournement, de la conversion et suppose que la course sauvage a aussi qualité de quête sauvage.
Tout se passe comme si cette fuite avait cumulé l’énergie nécessaire pour une transmutation. « 

« Tout sur terre nous interpelle, nous hèle, mais si finement que nous passons mille fois sans rien voir. Nous marchons sur des joyaux sans les remarquer. Les sens nous restituent le sens. Quand l’instant lâche sa sève, la vie est toujours au rendez-vous. »

« La vie n’a pas de sens, ni sens interdit, ni sens obligatoire. Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle va dans tous les sens et déborde de sens, inonde tout. Elle fait mal aussi longtemps qu’on veut lui imposer un sens, la tordre dans une direction ou dans une autre. Si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens. »

Merci Odile !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s