Synchronicités ?

N’avez-vous jamais vécu de ces situations qui vous font hésiter entre pur hasard et coïncidences , de ces moments qui vous interpellent et déclenchent une émotion indéfinissable lorsqu’ils se produisent ?

N’avez-vous jamais croisé sur votre route un signe, une personne, qui au moment le plus imprévisible, vous apporte, comme une évidence, la clé! Cette clé qui ouvre la porte sur le chemin à suivre, qui, alors qu’on ne l’attendait pas offre la solution au questionnement présent.

Bien souvent, nous passons à côté, ne les remarquons pas et pourtant, les synchronicités jalonnent notre parcours . Alors, permettez-moi,aujourd’hui, de partager cet article …peut être une sensibilisation pour une meilleure perception.

Bonne lecture …

« Les synchronicités bousculent notre
conception du réel »

revue INEXPLORE (INREES) publié le 04/07/2017 . Réjane EREAU

Directeur scientifique de l’Institut de Sciences Noétiques, aux États-Unis, Dean Radin est connu pour ses recherches sur le pouvoir de la conscience. Quel regard porte-t-il sur les synchronicités et ce qu’elles nous enseignent ? Entretien.

« Quelle est votre définition de la synchronicité ?

A tout moment, des milliards de choses arrivent à des milliards de gens. Certaines semblent être de simples coïncidences, mais le sont-elles vraiment ? C’est ce que nous essayons de déterminer en laboratoire. Imaginez une expérience de télépathie. Une personne parvient à savoir ce qu’une autre pense. Un essai concluant peut être une simple coïncidence. Mais des milliers d’essais surpassant significativement les seuils de probabilité, ce n’est plus un hasard. Une synchronicité est un événement incontrôlé qui fait sens. Trouver une pièce de monnaie dans la rue, c’est bien ; en trouver une au moment précis au l’on en a besoin pour téléphoner, c’est interpelant. Comme cet événement s’est-il produit ? L’avons-nous causé ? Sont-ce nos perceptions qui ont changé ? Du point de vue pratique, les synchronicités peuvent être des indices utiles pour orienter nos vies dans telle ou telle direction. Dans une perspective scientifique, elles bousculent notre conception du réel et nous informent sur le rôle de la conscience dans le monde physique. Qui sommes-nous, de quoi sommes-nous capables ? Que faire de ces aptitudes ? Comment devons-nous les comprendre ?

Que nous disent ces phénomènes de nos capacités et de la marche de l’Univers ?

Mon modèle de travail, c’est que l’Univers, ultimement, est constitué de conscience. Il y a dans cette notion quelque chose de fondamental que nous ne comprenons pas encore totalement, mais dont nous ne pouvons faire l’impasse pour expliquer les phénomènes de synchronicité ou de perception extra-sensorielle. A l’instar des philosophies orientales, on peut considérer que la conscience est partout, jusque dans les moindres atomes, et qu’elle transcende l’espace et le temps. Cela ne change pas les lois classiques de la physique et de la chimie – dans le monde matériel, le temps continue de défiler, l’espace de ressembler à ce qu’il est ; mais ça modifie les bases sur lesquelles elles sont assises. Il y a quelques années, la plupart des scientifiques auraient décrié ce que je suis en train de décrire. La mécanique quantique a ouvert une porte dans notre compréhension du monde matériel. On sait désormais que des phénomènes peuvent advenir au-delà de l’espace et du temps. Nous manquons d’imagination et de vocabulaire pour comprendre et pour qualifier cette dimension où tout est un, où tout est connecté, où tout est amour… Au quotidien, nous expérimentons une petite portion de cette conscience, ce qui signifie qu’une partie de nous est aussi au-delà de l’espace et du temps. En nous mettant au bon niveau d’attention, nous pouvons percevoir des choses qui ne se déroulent ni ici, ni maintenant. Et de même que la conscience se manifeste dans l’Univers entier, il nous est possible de concrétiser un peu de notre intention dans ce monde. Comment cela marche exactement ? A ce stade, nous n’en savons rien.

La synchronicité est souvent vécue comme la réception d’une information…

La conscience est peut-être de l’information. Pas au sens « informatique » du terme ; quelque chose de plus sensible. Les rêves prémonitoires en sont un exemple. Il y a un ou deux ans, j’ai rêvé d’une grosse pierre poussiéreuse. Dans mon songe, en la nettoyant, je me suis aperçu que c’était un énorme diamant brut, de la taille d’un poing, qui devait valoir une fortune. Je me suis dit que j’allais donner la somme à l’organisation sans but lucratif pour laquelle je travaille. Le lendemain, j’ai raconté l’histoire à mes collègues. L’après-midi, on apprenait qu’on venait de découvrir dans une mine le plus gros diamant jamais trouvé ; il était gros comme un poing. Il y a bien eu synchronicité entre mon rêve et l’actualité. La divination, utilisée depuis la nuit des temps, est aussi une forme de synchronicité. Lancer les Runes, interroger le Yi-Jing, sont autant de méthodes basées sur le hasard et l’interprétation du hasard. Certaines personnes ont un talent pour utiliser des données a priori aléatoires. On ne sait pas très bien comment elles y parviennent. Peut-être que le support qu’elles utilisent n’est qu’une manière de concentrer leur attention, et d’accéder à l’information dont elles ont besoin.

Certains événements semblent nous tomber complètement dessus…

L’être humain cherche à donner du sens aux événements, même s’ils sont purement dus au hasard. En quoi nous sont-ils bénéfiques, qu’en faisons-nous, que devons-nous en comprendre ? Il est fondamental d’intégrer notre part de subjectivité et d’interprétation. Pour les percevoir, il est important de se concentrer sur ce qui a du sens pour soi. Dans le domaine de l’expérimentation scientifique, il y a un exemple célèbre : un membre de la CIA avait mis au défi un clairvoyant de lui décrire un lieu, à partir simplement de ses coordonnées géographiques. L’homme perçut qu’il s’agissait d’un chalet, qu’il détailla précisément. Mais il ajouta qu’il y avait quelque chose de plus intéressant de l’autre côté de la colline. Il décrivit une installation militaire, avec des postes d’écoute et des documents gardés en lieu sûr, qu’il commença à décrypter. Il s’avéra qu’il s’agissait bien d’un poste d’écoute de la NSA, dont pratiquement personne n’avait connaissance !

On parle souvent de « loi de l’attraction » : demandez à l’Univers, et il vous enverra ce que vous souhaitez. Est-ce si simple ?

Ce n’est qu’une métaphore, car nous ne savons rien des mécanismes qui sous-tendent la conscience et les synchronicités. Mais c’est une bonne manière de décrire la façon dont ça marche. Il ne faut toutefois pas imaginer qu’on peut forcer les événements, ou faire advenir des choses qui n’étaient pas déjà en train de se réaliser. Mais cela permet d’amener des choses à soi sans effort. Les pratiques magiques du genre « je veux quelque chose, je le répète, je le répète, je le répète », ça marche parfois, notamment pour les gens qui ont un talent dans ce domaine, mais un souhait formel en état de conscience ordinaire s’avère souvent moins efficace qu’un souhait profond émis en état modifié de conscience. C’est un élément fondamental. L’état de conscience joue un rôle dans la capacité à faire advenir des choses, de manière fréquente et spectaculaire

……….

Les synchronicités se manifestent-elles à des moments particuliers de nos vies ?

Nous sommes parfois à la recherche de guidance. Dans ces périodes, une partie de notre conscience, délibérément ou non, se diffuse dans l’espace-temps, afin d’y trouver des clés. Quelque chose va éventuellement en sortir, ou nous allons être poussés vers lui. Ce quelque chose va résoudre la tension que nous avons créée en disant « je suis en recherche ». C’est particulièrement vrai en période de crise, de mutation personnelle. On s’aperçoit aussi que nous sommes parfois capables de ressentir à distance lorsqu’un être aimé va mal et a besoin de nous contacter, de nous toucher. Cela montre qu’à des niveaux très profonds de conscience, les choses et les gens ne sont pas aussi séparés qu’ils en ont l’air. Si c’était le cas, ces phénomènes ne pourraient exister.

Peut-on orienter la chance au quotidien ?

Des recherches en laboratoire l’ont prouvé, où il était demandé à des personnes d’essayer d’influencer par la pensée un générateur de nombres aléatoires. Les résultats ont été significatifs. Si nous pouvons favoriser la chance à une échelle aussi ténue, nous pouvons aussi y parvenir au niveau plus large de nos vies quotidiennes. Mais cela demande une intention plus forte, ou un talent particulier. Pensez à toutes les fois où nous agissons de manière plus ou moins inconsciente. Lorsque nous conduisons, par exemple, nous pensons généralement à toute autre chose ! Le fait (extrêmement complexe) de conduire échappe à notre attention. Si nous nous focalisions davantage sur ce qu’il se passe autour de nous, flexibles et ouverts à la réception et à l’utilisation de cette information, notre vie deviendrait une succession de synchronicités. C’est ce que je constate, personnellement, lorsque je suis extrêmement clair sur ce que je souhaite voir advenir. Une autre condition est d’évacuer l’anxiété, car elle bloque le phénomène, de même que tout ce qui peut nous détourner d’une forme d’innocence, d’ouverture enfantine. En fin de compte, il faut peut-être le voir comme un jeu, une grande matrice avec laquelle nous interagissons.

Y a-t-il un risque à sur-interpréter le hasard ?

Si tout devient signifiant et parlant, on risque de finir en psychiatrie ! Il est important de conserver un équilibre. Reconnaître que c’est possible, que ça peut arriver, mais ne pas compter que là-dessus. Notre égo veut parfois tout maîtriser. Or nous évoluons dans une réalité extrêmement complexe. Nous sommes plus de sept milliards à émettre des intentions. Nous souhaitons que les choses aillent dans un certain sens, mais d’autres sur cette planète n’en ont aucune envie ! C’est comme un ensemble de petites bulles, serrées les unes contre les autres. On peut lancer une impulsion sur l’une, mais la masse des autres créera une force d’inertie ou la repoussera. Et heureusement, d’une certaine manière : car si chacune de nos intentions se matérialisait, le monde deviendrait vite une pétaudière ! Imaginez que vous conduisez, et que quelqu’un vous coupe la route. De colère, vous pensez : « va mourir ! » Si ça se produisait, vous n’en mèneriez pas large ! L’inertie est bénéfique ; elle contraint le cadre de ce sur quoi nous pouvons agir.

Peut-on en déduire qu’il existe un ordre qui nous dépasse ?

Je crois que nous sommes en permanence en train de créer ce dans quoi nous évoluons. Chaque être est une partie de ce collectif. Et la conscience n’est pas qu’humaine. Je parle là d’une Conscience avec un grand C, qui inclut des choses qui sont au-delà de notre entendement. Nous sommes tous impliqués dans ce qui est peut-être, au final, un seul Esprit.

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